Panorama des archives ouvertes européennes

open doar logo

Le Registry of Open Access Repositories (ROAR) permet de connaître le nombre d’archives ouvertes, ainsi que le nombre de documents référencés dans chacune d’entre elles, par pays dans le monde entier. Les chiffres sont calculés automatiquement au moment de la consultation et peuvent de ce fait rester approximatifs dans la mesure où tous les entrepôts ne sont pas accessibles partout en même temps. D’autres impératifs techniques peuvent aussi faire varier les résultats. Le tableau général peut cependant être considéré comme un reflet fidèle de la réalité. Une autre source de référence est l’OpenDoar.

Pour la France, on comptabilise, en janvier 2009, 35 archives ouvertes et 260 070 références (dont pour Hal-SHS : 17 630 références).

Liste des pays de l’Union européenne proposant des dépôts d’archives, classés par nombre de documents déposés :

Allemagne :74 archives824 530 références
Royaume-Uni :102 archives536 088 références
Pays-Bas :20 archives478 456 références
Espagne :48 archives312 306 références
France :35 archives260 070 références
Finlande :6 archives127 981 références
Grèce :9 archives126 071 références
Suède :24 archives123 487 références
Italie :29 archives60 185 références
Autriche :5 archives47 804 références
Estonie :2 archive34 933 références
Belgique :12 archives34 266 références
Pologne :5 archives33 364 références
Danemark :8 archives27 469 références
Portugal :10 archives19 173 références
Irlande :6 archives10 287 références
Hongrie :7 archives6 873 références
Chypre :2 archives3 385 références
Slovénie :1 archive590 références
Bulgarie :1 archive71 références

L’analyse de cette liste doit être complétée et interprétée en fonction des particularismes nationaux en Europe et en fonction des traditions établies dans chacun des pays.

  • Pays-Bas : 
    Ce pays possède peu d’archives mais dépose beaucoup de références. Les Pays-Bas ont aussi lancé dès 2005 le plus important projet national d’archives numériques avec DAREnet [1] qui regroupe les dépôts des institutions universitaires et académiques.
  • Grande-Bretagne : 
    La Grande-Bretagne a ouvert le débat sur l’Open Access, expression d’une véritable volonté politique initiée avec le rapport du House of Commons Science and Technology Committee. Ce rapport présente des recommandations pour que chaque université ait son dépôt. Cela explique pourquoi la Grande-Bretagne possède aujourd’hui beaucoup de dépôts et beaucoup de références.
  • Italie : 
    Les dépôts d’archives italiens ne regroupent que peu de références. Cela est dû au fait que traditionnellement les chercheurs italiens déposent beaucoup dans les archives étrangères. Cependant, les présidents d’université ont apporté très tôt un fort soutien à la déclaration de Berlin en signant, en novembre 2004, la déclaration de Messine.

De plus, il est à noter que tous les pays de l’Union européenne n’ont pas encore de dépôt (Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, République tchèque, Roumanie, Slovaquie).

L’étude des politiques des différents pays concernant l’accès libre souligne les disparités qui existent au sein de l’UE. [2]

[1] DAREnet est incorporé dans le portail Digital Academic Repositories

[2] Pour approfondir la question, consulter : MRUCK, Katja, VOCK, Rubina, « National Initiatives in Europe », Open Access : opportunities and challenges, pp. 116-119, Open Access Handbook