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Qu’est-ce qu’InVisu ?


L’USR 3103 (unité mixte de service et de recherche) InVisu, l’information visuelle et textuelle en histoire de l’art : nouveaux terrains, corpus, outils est le fruit d’un partenariat entre le CNRS et l’INHA. Elle a été créée le 1er janvier 2008.

Elle a pour vocation de contribuer à la réflexion méthodologique en histoire de l’art par l’expérimentation des nouvelles technologies de l’information. Il s’agit de se doter des outils et des méthodes permettant une maîtrise raisonnée du numérique au service du développement de la connaissance en histoire de l’art et de l’élargissement de ses domaines d’investigation.

L’activité s’appuie sur la mise en oeuvre de recherches collaboratives dans des domaines émergents de la discipline (architectures modernes en Méditerranée, historiographie des arts de l’Islam), impliquant la constitution et le traitement de nouveaux corpus (collections graphiques, données multilingues dispersées et hétérogènes, rapprochement virtuel de sources).


L’Univers à Paris : Un lettré égyptien à l’Exposition universelle de 1900

René Binet, Projet pour la Porte monumentale de l’Exposition universelle de 1900, 1898 © Cl. Musées de Sens – E. Berry

Les éditions Norma se sont vues décerner le 31 mai 2014 au Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau le prix de la traduction du livre d’art pour le projet éditorial L’Univers à Paris : Un lettré égyptien à l’Exposition universelle de 1900, mené sous la direction de Mercedes Volait (InVisu, CNRS/INHA).

Le projet propose une édition annotée, illustrée et commentée, en français, du récit publié en arabe par l’homme de lettres Ahmed Zaki à l’issue de sa visite à l’Exposition de 1900 à Paris. La traduction in-extenso du texte est établie par Randa Sabry, directeur du département de français de l’Université du Caire, et est augmentée d’une riche iconographie réunie par Anne-Laure Brisac (INHA), ainsi que d’essais par Alice Thomine (Musée d’Orsay), Sabine Mangold (Université de Wuppertal) et Mercedes Volait sur la figure et les curiosités de l’auteur, méconnu, du récit.

Le projet éditorial :
Les impressions de première main livrées par les visiteurs des Expositions universelles ne sont pas si nombreuses. Le récit d’Ahmed Zaki (1867-1934), lettré arabe décrit par son biographe comme « maghrébin d’origine, palestinien de culture, égyptien d’enracinement », est d’autant plus précieux qu’il permet de faire entendre une voix non-européenne. Autodidacte, l’homme œuvra sa vie entière en Egypte au renouveau des lettres arabes. Grand bibliophile, il collectionna les ouvrages rares et manuscrits en langue arabe. Amateur d’art, il défendit avec passion la renaissance de l’architecture islamique. L’ampleur des curiosités de cet esprit éclairé, alliée à une plume d’une absolue sincérité, donne une saveur particulière au compte rendu de ses visites répétées (du 18 avril au 12 juillet 1900) aux installations de l’Exposition parisienne. Zaki fait partager à son lectorat arabe ses enthousiasmes et ses irritations de façon alerte et vivante, à travers une écriture fleurie, émaillée de vers, proverbes et maximes populaires. La traduction en français de son texte invite ainsi à une double découverte : l’Exposition universelle vue par un homme de lettres égyptien, et la façon toute particulière dans laquelle il retranscrit ses observations. Des compléments iconographiques, en sus des illustrations incluses dans le texte original, donnent à voir l’ensemble des sections et pavillons décrits dans le récit. La parution de l’ouvrage est prévue début 2015.

Le prix :
Soutenu par le Centre national du livre, parrainé par le Syndicat de la librairie française, co-organisé par l’Institut national du patrimoine et le Groupe Art et Beaux Livres du Syndicat national de l’Édition, le Salon du livre d’art du Festival d’histoire de l’art de Fontainebleau présente en 2014 deux prix de la traduction, qui récompensent d’une part un projet de traduction d’un essai sur l’art du français vers une langue étrangère et d’autre part, un projet de traduction d’une langue étrangère vers le français. Le Salon a annoncé la création en 2015 d’un prix récompensant un ouvrage d’histoire de l’art relatif à la Méditerranée.