Partenaires

Logo INVISU


Rechercher

Sur ce site


Qu’est-ce qu’InVisu ?


L’USR 3103 (unité mixte de service et de recherche) InVisu, l’information visuelle et textuelle en histoire de l’art : nouveaux terrains, corpus, outils est le fruit d’un partenariat entre le CNRS et l’INHA. Elle a été créée le 1er janvier 2008.

Elle a pour vocation de contribuer à la réflexion méthodologique en histoire de l’art par l’expérimentation des nouvelles technologies de l’information. Il s’agit de se doter des outils et des méthodes permettant une maîtrise raisonnée du numérique au service du développement de la connaissance en histoire de l’art et de l’élargissement de ses domaines d’investigation.

L’activité s’appuie sur la mise en oeuvre de recherches collaboratives dans des domaines émergents de la discipline (architectures modernes en Méditerranée, historiographie des arts de l’Islam), impliquant la constitution et le traitement de nouveaux corpus (collections graphiques, données multilingues dispersées et hétérogènes, rapprochement virtuel de sources).


Programme Creative Europe « ELCONUM : Elaboration collaborative d’une collection patrimoniale numérique thématisée » (2014-2016)

L’unité InVisu est bénéficiaire depuis le 1er novembre 2014, et pour 2 ans, d’un projet de coopération européen sur les archives d’architecture algérienne associant des chercheurs des deux rives de la Méditerranée.

Le projet couvre une vaste période (XVIe-XXe siècles) et s’intéresse à des archives produites par trois pays : Espagne, France et Italie. Ces derniers ont en effet œuvré à différents titres à la construction d’édifices en Algérie, qu’il s’agisse de l’architecture militaire espagnole édifiée à partir du XVIe siècle le long du littoral algérien, de l’architecture conçue par des agences d’architectes et des entreprises de construction – principalement françaises – sous l’époque coloniale (1830-1962), ou des réalisations des agences d’architectures italiennes qui ont œuvré après l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Ces ensembles d’archives sont dispersés dans plusieurs centres européens ou conservées en mains privées, ce qui rend délicat une appréciation globale des interventions sur le paysage architectural algérien. Rassemblées, elles permettraient de nourrir de futures recherches sur l’histoire de l’architecture moderne en Méditerranée.

Le projet Elconum se propose précisément de faciliter la visibilité de ces documents. Il s’inscrit dans le programme Creative Europe de la Commission européenne qui vise notamment à donner accès aux œuvres culturelles européennes en créant des interfaces entre les mondes de la recherche, de la culture et du grand public grâce à l’usage des technologies numériques. Une collection composée d’archives provenant de différentes institutions publiques européennes ou conservées en mains privées sera ainsi mise à disposition et ouverte à un large public, des deux côtés de la Méditerranée. Elle pourra au fil du temps être enrichie par des commentaires et le dépôt d’archives familiales via les outils du web. Parallèlement à la constitution de cette collection, des photographes européens et algériens apporteront un regard d’artiste sur les architectures conservées.

Le projet de coopération s’appuie sur un partenariat noué depuis plusieurs années avec des universités italienne (université de Florence), espagnole (université d’enseignement à distance de Melilla) et algérienne (université de Tizi Ouzou). Il associe également l’entreprise (ARISTEAS) spécialisée dans la conception d’outils multimédia et l’édition de livres d’art. Le projet permettra d’expérimenter la conception d’un ebook multimedia et d’un dispositif d’exposition virtuelle.

Ce projet fait l’objet de l’ouverture d’un site de crowdsourcing dont les objectifs sont :
- élargir l’audience des archives d’architecture par l’ouverture d’un site destiné au grand public et disponible en quatre langues : italien, espagnol, français et anglais
- sensibiliser le grand public à l’intérêt des archives familiales.
- mettre au jour de nouveaux documents issus d’archives familiales et qui viendront enrichir la collection constituée par les historiens, et collecter des informations inédites provenant des habitants (anciens ou actuels).